MARSEILLE : "ARMENIE/TURQUIE, LES CHEMINS DE LA RECONNAISSANCE ?"
Source/Lien : MuCEM
Publie le : 07-10-2011
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Armenie/Turquie, les
chemins de la reconnaissance ?" Une rencontre avec Michel Marian
et Cengiz Aktar se tiendra le mardi 11 octobre 2011, a 18h30, a la
Bibliothèque de l'Alcazar a Marseille dans le cadre du nouveau cycle
des mardis du MuCEM autour des Questions de memoires, questions de
frontières (octobre/decembre). Nota CVAN : Cengiz Aktar est l'un des
quatre intellectuels turcs initiateurs, a la fin 2008, de la campagne
"Je demande pardon". Directeur du Centre pour l'Union europeenne
a l'Universite de Bahcesehir après avoir ete professeur d'etudes
europeennes a l'Universite de Galatasaray d'Istanbul, il est presente
en France comme etant " l'une des voix turques les plus ecoutees,
dans son pays comme a l'international. Il intervient frequemment
dans les medias francais. " En Turquie meme, Cengiz Aktar s'avère,
en fait, plutôt absent du champ de reflexion des democrates,
consacrant plutôt ses efforts a convaincre les Armeniens, les
Francais et l'Union europeenne (en ligne de mire pour l'adhesion de
la Turquie), d'abandonner la qualification de genocide, au profit de
celle de " Grande Catastrophe ", terminologie sentimentale 'lancee'
avec la petition d'excuses. S'il est indeniable que le travail de
memoire mene en direction de la societe civile turque a beneficie de
l'accelerateur donne par la campagne "Je demande pardon" de Cengiz
Aktar et de ses amis, le veritable combat est mene essentiellement par
d'autres intellectuels turcs et kurdes (helas non-francophones), moins
courtises par les medias europeens et veritables opposants au pouvoir
en place a Ankara. Souhaitons une evolution positive : le jour viendra
(du moins, nous ne pouvons que le souhaiter) où Cengiz Aktar prechera
en Turquie pour l'engagement autour de valeurs universelles, et où
il aura a coeur de ne pas masquer le genocide armenien derrière des
concepts denues de valeur juridique. Jusqu'a present, la ligne suivie
par cet intellectuel turc ressemble plutôt a l'art de brouiller les
cartes : Cengiz Aktar utilise le terme de genocide tout en suggerant
que les Armeniens qui reclament la reconnaissance - par l'Etat turc et
au niveau international - du genocide perpetre dans l'Empire ottoman en
1915, sont, eux, des "nationalistes" et des "extremistes". De l'art et
de la manière de jeter l'opprobre sur un combat pour la justice et la
verite. Pirouette cacahuète... Lire aussi l'analyse que le Collectif
VAN avait faite de la deuxième initiative de Cengiz Aktar et de ses
amis " Cette peine est la NOTRE "
MuCEM
Armenie/Turquie, les chemins de la reconnaissance ?
Rencontre avec Michel Marian et Cengiz Aktar.
La tension reste vive dans les relations entre Armenie et Turquie,
compte tenu notamment du n~\ud de memoire existant a propos de la
reconnaissance ou de la non-reconnaissance du genocide armenien
de 1915. Mais les choses bougent, entre Armeniens et Turcs, et des
initiatives commencent a voir le jour, comme par exemple la petition
lancee en Turquie demandant pardon a propos de " la Grande catastrophe
", ou des echanges de plus en plus nombreux entre intellectuels,
sportifs ou chefs d'entreprises armeniens et turcs. Comment qualifier
ces relations aujourd'hui ? Les changements qui s'esquissent sont-ils
lies aux discussions en cours a propos de l'eventuelle adhesion
de la Turquie a l'Union europeenne ? Les processus qui se dessinent
ouvrent-ils vers de nouveaux chemins de la reconnaissance ? Quel rôle,
concernant les questions de memoires, pour les societes civiles
et pour les acteurs culturels ? Ne risque t- on pas d'assister,
par-dela les echanges de surface, a des replis nationalistes et a
des durcissements politiques ?
Avec Cengiz Aktar, directeur du Centre pour l'Union europeenne a
l'Universite Bahcesehir d'Istanbul. Membre de la Fondation Hrant Dink.
Il est notamment l'auteur de " L'Appel au pardon " (CNRS editions,
2010).
Et Michel Marian, maître de conferences a l'IEP de Paris, membre du
comite de redaction de la revue Esprit. Il est notamment l'auteur,
avec Ahmet Insel, de " Dialogue sur le tabou Armenien ", ( Liana
Levi, 2009).
Cette rencontre aura lieu le mardi 11 octobre 2011, a 18h30, a la
Bibliothèque de l'Alcazar a Marseille dans le cadre du nouveau cycle
des mardis du MuCEM autour des Questions de memoires, questions de
frontières (octobre/decembre).
14/09/11
Retour a la rubrique
Source/Lien : MuCEM
Publie le : 07-10-2011
Info Collectif VAN - www.collectifvan.org - "Armenie/Turquie, les
chemins de la reconnaissance ?" Une rencontre avec Michel Marian
et Cengiz Aktar se tiendra le mardi 11 octobre 2011, a 18h30, a la
Bibliothèque de l'Alcazar a Marseille dans le cadre du nouveau cycle
des mardis du MuCEM autour des Questions de memoires, questions de
frontières (octobre/decembre). Nota CVAN : Cengiz Aktar est l'un des
quatre intellectuels turcs initiateurs, a la fin 2008, de la campagne
"Je demande pardon". Directeur du Centre pour l'Union europeenne
a l'Universite de Bahcesehir après avoir ete professeur d'etudes
europeennes a l'Universite de Galatasaray d'Istanbul, il est presente
en France comme etant " l'une des voix turques les plus ecoutees,
dans son pays comme a l'international. Il intervient frequemment
dans les medias francais. " En Turquie meme, Cengiz Aktar s'avère,
en fait, plutôt absent du champ de reflexion des democrates,
consacrant plutôt ses efforts a convaincre les Armeniens, les
Francais et l'Union europeenne (en ligne de mire pour l'adhesion de
la Turquie), d'abandonner la qualification de genocide, au profit de
celle de " Grande Catastrophe ", terminologie sentimentale 'lancee'
avec la petition d'excuses. S'il est indeniable que le travail de
memoire mene en direction de la societe civile turque a beneficie de
l'accelerateur donne par la campagne "Je demande pardon" de Cengiz
Aktar et de ses amis, le veritable combat est mene essentiellement par
d'autres intellectuels turcs et kurdes (helas non-francophones), moins
courtises par les medias europeens et veritables opposants au pouvoir
en place a Ankara. Souhaitons une evolution positive : le jour viendra
(du moins, nous ne pouvons que le souhaiter) où Cengiz Aktar prechera
en Turquie pour l'engagement autour de valeurs universelles, et où
il aura a coeur de ne pas masquer le genocide armenien derrière des
concepts denues de valeur juridique. Jusqu'a present, la ligne suivie
par cet intellectuel turc ressemble plutôt a l'art de brouiller les
cartes : Cengiz Aktar utilise le terme de genocide tout en suggerant
que les Armeniens qui reclament la reconnaissance - par l'Etat turc et
au niveau international - du genocide perpetre dans l'Empire ottoman en
1915, sont, eux, des "nationalistes" et des "extremistes". De l'art et
de la manière de jeter l'opprobre sur un combat pour la justice et la
verite. Pirouette cacahuète... Lire aussi l'analyse que le Collectif
VAN avait faite de la deuxième initiative de Cengiz Aktar et de ses
amis " Cette peine est la NOTRE "
MuCEM
Armenie/Turquie, les chemins de la reconnaissance ?
Rencontre avec Michel Marian et Cengiz Aktar.
La tension reste vive dans les relations entre Armenie et Turquie,
compte tenu notamment du n~\ud de memoire existant a propos de la
reconnaissance ou de la non-reconnaissance du genocide armenien
de 1915. Mais les choses bougent, entre Armeniens et Turcs, et des
initiatives commencent a voir le jour, comme par exemple la petition
lancee en Turquie demandant pardon a propos de " la Grande catastrophe
", ou des echanges de plus en plus nombreux entre intellectuels,
sportifs ou chefs d'entreprises armeniens et turcs. Comment qualifier
ces relations aujourd'hui ? Les changements qui s'esquissent sont-ils
lies aux discussions en cours a propos de l'eventuelle adhesion
de la Turquie a l'Union europeenne ? Les processus qui se dessinent
ouvrent-ils vers de nouveaux chemins de la reconnaissance ? Quel rôle,
concernant les questions de memoires, pour les societes civiles
et pour les acteurs culturels ? Ne risque t- on pas d'assister,
par-dela les echanges de surface, a des replis nationalistes et a
des durcissements politiques ?
Avec Cengiz Aktar, directeur du Centre pour l'Union europeenne a
l'Universite Bahcesehir d'Istanbul. Membre de la Fondation Hrant Dink.
Il est notamment l'auteur de " L'Appel au pardon " (CNRS editions,
2010).
Et Michel Marian, maître de conferences a l'IEP de Paris, membre du
comite de redaction de la revue Esprit. Il est notamment l'auteur,
avec Ahmet Insel, de " Dialogue sur le tabou Armenien ", ( Liana
Levi, 2009).
Cette rencontre aura lieu le mardi 11 octobre 2011, a 18h30, a la
Bibliothèque de l'Alcazar a Marseille dans le cadre du nouveau cycle
des mardis du MuCEM autour des Questions de memoires, questions de
frontières (octobre/decembre).
14/09/11
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